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 [Vie Quotidienne] L'habillement

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russo

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Nombre de messages : 1025
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Date d'inscription : 01/10/2008

MessageSujet: [Vie Quotidienne] L'habillement   Sam 1 Mai 2010 - 20:45

Telya a écrit:
La mode au moyen âge

La mode .... Si j'ai choisis d'être tisserande c'est bien sur que cela me tient à coeur , comme beaucoup de femmes d'ailleurs , toutes plus ou moins nous aimons être bien habillées et se plaire pour pouvoir plaire.

Voyons donc ce que portait les femmes et les hommes ( ne les oublions pas ceux là ) au moyen âge
Commençons par le haut , ce qu'à l'époque on appelait les coiffus et le plus célèbre de tous , celui qui fait rêver et penser à une fée , je veux bien sur parler du hennin

Il en existe plusieurs sortes , le plus classique , le hennin à 1 cornes



sur cette image , on peut voir que la jeune femme le porte comme nous porterions un chapeau , droit sur la tête et enfoncé sur le front, or au moyen âge les femmes le portait très en arrière , la mode était au front haut et elle se rasait le crâne pour que les cheveux ne dépassent pas. Oui vous avez bien lu , elle se rasait le crâne !!!!!
On peut voir sur les images ci dessous que le hennin se portait en arrière et on peut se rendre compte qu'elle se rasait a peu prés la moitié du crâne pour satisfaire au canon de la beauté de l'époque



Un voile pendait à son extrémité et pouvait être très long et tomber jusqu'à terre ou plus court selon le goût ou l'humeur de la personne . Un voile très fin pouvait recouvrir le haut du visage
Sur tous les hennins on remarque une sorte de boucle sur le front . Cela s'appelle un bec et ça servait à remettre le hennin en place quand il glissait . Comme il était positionné très en arrière du crane , il glissait souvent et cet accessoire était très utile , car le hennin pouvait être très haut et recouvert de voile savamment pliés que l'on aurait froissé ou déplacés si on l'avait remis avec les mains .
De plus il était plus élégant de passer son doigt discrètement dans la boucle pour remettre le hennin en place , plutôt que de lever les bras en l'air .



Cette boucle servait également à retenir les voiles qui ornaient le hennin
Sur les images suivantes , on peut voir que le hennin pouvaient être plus court ( il portait alors le nom de baquet , mais pas sure , si quelqu'un peut confirmer)
On remarque aussi que les voiles sont pliés , très certainement repassés et glisser sous le bec pour les retenir.



Le problème du hennin c'est lorsqu'il fallait porter une couronne . Elles ne s'embêtaient pas , elles la porter par dessus le hennin , ce qui parfois les rendaient un peu ridicules.



Il existait plusieurs sortes de hennins dont un au nom et à la forme étonnant : le hennin papillon.
Des sortes d'ailes sur la tête , un assemblage de tissu empesé et de voile aérien , souvent brodés de perles et de fil d'or , et pour faire tenir le tout une armature métallique.
Le voile , par contre , était beaucoup plus court qu'avec le hennin à 1 cornes



Il y avait aussi le hennin à fourche , ou à deux cornes . Fait de tissu de velours ou de brocard brodés , souvent ornés de pierreries et de perles brodés. Pas de voile aérien mais un tissus plus lourd , voire même pas de voile du tout .
On remarque qu'il se porte plus sur le front et qu'il est dépourvu de bec . Il devait tenir beaucoup mieux . On voit qu'il enserrait bien la tête.
Si les fourches étaient écartées , il prenait alors le nom de Hennin en forme de coeur , comme sur la seconde image . On peut voir qu'il pouvait être surchargé de pierres et perles ou de broderie et même servir d'écrin à une couronne ou au contraire être très sobre .
La plupart du temps les cheveux étaient entièrement cachés par le hennin à fourche mais parfois les très jeunes filles laissaient leur cheveux pendre librement.



Le hennin donnait une silhouette fine et élancée . presque irréelle et aérienne
Bien sur , seule les femmes de la noblesse le portaient , les paysannes ou les bourgeoises préféraient des coiffes plus pratiques
Il ne fallait pas marcher très vite avec ce genre d'échafaudage sur la tête , ni se baisser souvent .



Des bijoux pouvaient être fixés aux hennins




Continuons notre exploration de la mode au moyen âge avec les differentes coiffes que pouvaient porter les paysannes et les artisannes

On voit ici une coiffe typique de ce que pouvait porter les femmes à cette époque. Surtout les paysannes , je pense. La photo est tirée du film " le retour de martin guerre" qui ne se passe pas au moyen âge mais la mode evoluait lentement dans les campagnes , où on privilégiait l'aspect pratique d'un vêtement au contraire des villes où l'esthetique etait plus importante.
Si une coiffe etait solide , pratique , et faisait bon usage , pourquoi en auraient ils changés ?



D'autres types de coiffes avait cours à l'époque , le beguins , sorte de coiffes carrés , avec un rabat dans le cou , quelques exemples ci dessous et un modéle réalisés par mes soins pour que vous rendiez compte de ce que ça donne sur nos persos
plus bas , une autre forme de beguins




Trés souvent la coiffe était un simple foulard que l'on nouait autour de la tête , en faisant parfois passé un morceau sous le menton



La guimpe etait une sorte de bonnet avec une longue pointe tubulaire qui pouvait descendre jusqu'au sol
Surtout porter dans les campagnes
Les "ailes" de la guimpe pouvait s'ouvrir et rappeler alors le hennin papillon ou se rabattre et former une cagoule





Certaines rappelait , en plus simple , le hennin à fourches et d'autres coiffes avait un bec pour les remettre en place plus facilement



Certaines femmes , les nonnes ou les infirmiéres ( qui étaient souvent les mêmes ) portaient une guimpe nouée sous le menton pour former une cagoule le tout agrémenté d'un simple voile fixé à la guimpe



Les cheveux etaient souvent tressés ou torsadés et pouvaient être agrémentés de perles , pierres precieuses ou rubans
Admirez la coiffure de cette infante espagnole ( derniere image), même si c'est plutôt renaissance mais ne sommes nous pas dans les Royaumes Renaissants ? la renaissance pointe son nez , elle est beaucoup plus colorée, audacieuse et rend les femmes plus belle




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russo

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MessageSujet: Re: [Vie Quotidienne] L'habillement   Sam 1 Mai 2010 - 20:47

Telya a écrit:
Au tour des messieurs à présent , Comment etiez vous chapeautés ?

Pas mal de coiffus pour vous . Ce n'était pas toujours trés seyant et la couleur rouge semble dominer .

Le béret fait son entrée en scéne à la fin du moyen âge , à peu prés à notre époque . Il est immediatement adopté , aussi bien par la noblesse que par les gens du peuple
On l'agremente de plumes ou de fourrure et même les femmes n'hesitent pas à en mettre
Ce sont les bergers qui les premiers ont porté le beret mais la mode c'est propagé à grande vitesse et son succés ne s'est jamais démenti puisque encore de nos jours , beaucoup en porte .



C'est la grande mode du chaperon , sorte de cercle rembouré qu'accompagne une echarpe de tissu qu'on peut rabattre sur l'épaule ou laisser pendre librement. Echarpe que l'on peut agrémenter de franges .

Cette echarpe portait le nom de patte. La partie retombante s'appelait cornette. Pendant les guerres civiles à la fin du règne de Charles VI, le chaperon devint un signe de ralliement par la position respective de la patte et de la cornette. La cornette était portée à droite par les Bourguignons, et à gauche par les Armagnacs.




Plus étonnant , le turban de tissu que l'on enroulait autour de la tête , souvent de couleur rouge , il pouvait être trés volumineux
Ce style de coiffe restera longtemps dans les demeures mais les hommes ne les porteront pas pour sortir mais pour rester chez eux et proteger leur crane des froides temperatures qui regnaient dans les demeures.



Le bonnet de feutre est porté aussi bien par le peuple que par les nobles. Ils semble que ce sont les gens d'un certain âge qui le porte , ainsi que les erudits et certains eclesiastiques .



La toque quand à elle est plutot portée par les etudiants ou les medecins
Il semble que le chapeau delimitait une certaine categorie sociale , la toque pour les medecins , le bonnet pour les juges etc ...
On pouvait ainsi voir au premier coup d'oeil à qui l'on avait affaire



On portait aussi de grands chapeaux de feutre trés large et tres haut
On peut voir une couronne par dessus l'un d'eux . ceux en poils de castor etaient appelés castor tout simplement .



Sur cette image on peut voir des paysans aux champs. Ils portent indiférement chapeau de paille ou de feutre, bonnet, ou guimpe. L'important etait de se protéger du soleil ou du froid. Toujours l'aspect pratique à l'aspect esthetique.



Les femmes mais aussi les hommes mettaient tant d'argent dans leur toilette qu'en 1294 une ordonance tentat de regler par une amende la tenue et le cout des vetements pour chaque classe de la société.

Voici ce que disait cette ordonnance :


Citation :
« Nul bourgeois ni bourgeoise ne portera vair, ni gris, ni hermine, et ils se déferont, de Pâques prochain en un an, de celles de ces fourrures qu'ils pourroient avoir présentement. Ils ne porteront non plus ni or, ni pierres précieuses, ni couronnes d'or ou d'argent.
« Nul clerc, à moins d'être prélat ou de rang à tenir maison, ne pourra porter vair ni gris, si ce n'est pour la garniture de son chaperon tant seulement.
« Les ducs, les comtes, les barons de six mille livres de terre (c'est-à-dire possédant en biens fonds une somme qui représente environ 500 000 fr. de notre monnaie) ou au-dessus, pourront se faire faire quatre habillements par an, pas davantage, et les femmes autant.
« Nul chevalier ne donnera à ses compagnons plus de deux paires de robes par an (paire de robes signifie la cotte accompagnée du surcot).
« Les simples prélats n'auront que deux paires de robes par an, et les simples chevaliers n'en auront que deux paires également, soit qu'on les leur donne, soit qu'ils les achètent.
« Les chevaliers possesseurs de trois mille livres de terre ou plus, ainsi que les bannerets, pourront avoir trois paires de robes par an et non davantage ; et l'une de ces trois paires devra être pour l'été.
« Nul prélat ne donnera à ses gens plus d'une paire de robes par an et deux chapes.
« Nul écuyer n'aura que deux paires de robes, par don ou par achat.
« Les domestiques n'auront qu'une paire par an.
« Nulle damoiselle, à moins d'être châtelaine ou propriétaire de deux mille livres de terre, n'aura qu'une paire de robes par an. »

Les sous vêtements

Hommes et femmes, nobliaux ou gueux portaient la chainse. Une chemise de fine toile portée à même la peau.
La toile pouvait être plus grossiere et irritée la peau pour les plus pauvres ou certains moines ayant fait voeu de pauvreté.
Les nobles l'a porté plus longue , jusqu'au pied pour les hommes ou les femmes de la noblesse , à mi- cuisses pour le paysan.
Ils pouvaient faire des folies et depenser des fortunes pour ce vêtement . Certaines étaient brodées de fil d'or et un curé , au cours d'un sermon avait fait remarquer que certaines chainse coutait plus cher que ce qu'ils pouvaient donner à la quéte et avait mis en garde ses paroissiens contre cela.
Un autre refusait de donner l'exteme onction aux femmes qui portaient des chainses trop luxueuses.

Les bas étaient de laine ou de soie , retenus au dessous du genou par une fine laniére de cuir. Hommes et femmes portaient des bas .

La culotte ou slip n'était guére differente de ce que l'on connait. La même forme pour les hommes et les femmes . Une cordelette coulissante permettait de la maintenir en place.

Le soutien gorge n'existait pas . Les femmes soucieuses de leur poitrine se la bandait avec une large bande d'etoffe. La mode était aux petits seins et il fallait applatir les poitrines trop volumineuse.
Le corset fait son apparition un peu plus tard en France mais il y en a deja en espagne . Pour le moment , le haut de la robe est trés ajusté et tient lieu de corset



Les vetements des paysans

La paysanne est vêtue d'une chainse , de braies courtes, par dessus tout ça elle revet une cotte , sorte de chemise à manches longues qui descend jusqu'aux chevilles . Elle enfile ensuite un surcot qui lui est fendu sur les cotés , à manches courtes et decoletté , laissant voir la cotte . Elle se coiffe d'un beguin ou d'un foulard , enfile des bas et chausse des poulaines .
Elle met egalement une ceinture ou elle fixe une aumoniere , petite bourse ou l'on met toutes sortes de choses , allant du mouchoir à la monnaie.

Souvent à sa ceinture , elle accroche une touaille, sorte de linge qui sert à tout, aussi bien à embaler les aliments que de tabliers . On s'en sert aussi de torchons , pour proteger les objets fragiles dans les coffres et les vieilles femmes le mettent sur la tête en guise de coiffes .
La touaille sert aussi à se bander les seins

L'hiver un mantel , agrémenté d'une capuche vient completer le tout.

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