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 [Noblesse] La Fauconnerie

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russo

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MessageSujet: [Noblesse] La Fauconnerie   Sam 6 Fév 2010 - 21:55

Origine de la fauconnerie :

La fauconnerie est un art plusieurs fois millénaire qui semble apparaître au paléolithique. Les traces écrites les plus anciennes remontent à plus de 4500 ans e ont été découvertes en Chine et au Japon.

Mais l'apparition de cette chasse en Europe a du être importée par les grandes migrations et les échanges entre les populations.
D’une part la route du nord : Asie, Eurasie, Germanie, Europe occidentale.
D’autre part par la route du sud : Asie, Eurasie, Perse, Golfe Persique, bassin Méditerranéen, Afrique du nord, péninsule Ibérique, Europe.

Il est dit qu'Ulysse après Troie aurait apporté cette chasse en Grèce, que les Turcs l’ont appris aux Perses et les Perses aux Arabes.
Dans l'ancienne Egypte, on se rappelle de Cléopâtre et ses deux faucons.

L'historien grec Ctésias mentionne pour sa part l'utilisation de l'aigle au nord de l'Inde.

Le haut Moyen Âge :

C'est avec les grands bouleversements du début du Moyen Age que l'on voit apparaître et prendre essor la chasse au vol.

Avec les échanges économiques, politiques, les guerres, les invasions, tout l'art de la fauconnerie va s'ancrer dans le monde occidental, et surtout dans de nombreux pays devenir un privilège.

On pense que cette tradition coutumière s'est ancrée en France sous Clovis, mais c'est Charlemagne (748 - 814) qui a interdit sur presque la totalité du royaume cette chasse pour la laisser aux plus nobles de ses sujets. Il commença donc à en faire privilège.
Nous sommes donc au VIII ème siècle, et dès lors, la chasse au vol va devenir un privilège de plus en plus convoité.

Les seigneurs de toutes provinces vont s'adonner à cette chasse, certains même deviendront de grands fauconniers. Ou pour les plus argentés, emploieront des gens fort bien payés pour quérir des rapaces en pays du nord ou en Ecosse.

L'âge d'or :

C’est avec le retour des ordres monastiques guerriers des croisades que cette science revient avec des oiseaux d’Orient, mais avant tout grâce aux contacts intellectuels avec le monde musulman. En effet, la logique aristotélicienne et les textes du Stagyrote sont redécouverts par l'Occident grâce aux échanges ayant lieu en Espagne et Sicile. En plus de sa philosophie, ces divers traités et les comentaires arabes sur les questions scientifiques, ce qui améliore la connaissance de la nature,
et en conséquence celle des oiseaux.

Nombres d'écrits seront rédigés sur le sujet, à l'image du "Moamin" (traité arabe de fauconnerie) ou celui de l'empereur Frédéric II. Au XVe siècle en Angleterre, le livre de saint Alban parle déjà fort judicieusement des problèmes des oiseaux.
Les maladies les plus communes sont déjà décrites parfaitement, tout comme les soins appropriés.

Suite à l'engouement généralisé dans l'aristocratie pour cette pratique, on voit apparaître les premières lois sur ces privilèges :
* En Bourgogne quiconque était accusé de vol d'un faucon devait payer de sa chair soit six onces (184 grammes) pris sur lui et donné en pâture aux oiseaux.
* Un texte décrit ce que doit être l'oiseau et son fauconnier : le Gerfaut pour le Roy, le Sacre pour le duc, éléonore pour la dame, crécerelle pour demoiselle, etc... Celui ci nous apprend que selon son rang, la personne se doit de posséder l’oiseau de proie digne de son rang.

Parmi les amateurs de cette pratique, on peut citer le roi Philippe Auguste (1165- 1225) connaissant tout l'art de chasse au vol, Saint Louis (1214-1270) qui place Jean de Beaune comme grand fauconnier du roi à la cinquième place du royaume avec charge et émoluments, avant même les représentants de l’Eglise, Philippe le Bel (1268-1314) qui fonde la première administration de la chasse chargée de prélever les taxes (l'actuelle O.N.C.F.S (Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage)), Charles le Bel (1294-1328) qui pensionne Etienne de Montguyard, son grand fauconnier, de 5 sols parisis par jour, plus douze livres, dix sols par an pour manteaux à prélever sur la prévôté d'Orléans.


La mode se diffusant dans toute la société, prenant modèle sur les pratiques royales, son langage glisse dans le domaine de la courtoisie, ainsi comme on sort un oiseau du nid, on "déniaise" un jeune homme.
Bien d'autres expressions de galanterie sont prises au verbiage des fauconniers.

Certaines contrées sont connues pour leur maîtrise de cet art. Ainsi, les Gallois ont grande réputation dans l'art du dressage des oiseaux de proie et leur rapaces sont fort appréciés dans toute l’Europe. Leurs autours et les pèlerins de forte taille sont prisés pour leur capacité à lier de fortes proies. Les gerfauts du grand nord sont les oiseaux royaux par excellence. Plus ils sont blancs, plus ils ont de la valeur.

Les oiseaux sont pris au nid ou au piège puis ils sont vendus sur les marchés, dont la plaque tournante est déjà la Belgique, car ce pays de toutes les époques, possède cette tradition coutumière d’un pays de commerce d'animaux.
Sur ces marchés on retrouve tous les rapaces préférés des fauconniers des grandes maisons d’Europe.

Les prix sont élevés et l’acquisition des oiseaux n’est faite qu’après examen approfondi de ceux ci.

Puis vient le voyage de retour ou les soins apportés aux oiseaux sont importants.

On les choie, on les pare pour les présenter aux seigneurs après qu'ils aient été mis en quarantaine avant d’être intègrés dans leur équipage pour l'affaitage.
Plusieurs personnes seront employées, puis le maître fauconnier prendra en charge l’oiseau pour finir son apprentissage et l'introduire au vol libre.
Ainsi l'oiseau de proie fait partie intégrante de la société médiévale, pas seulement pour la chasse mais dans bien des actes de la vie sociale. Il apporte une "Grandeur" à son détenteur, et il est souvent aussi un animal de compagnie.


La chasse :

Les chasses sont prévues à l'avance et les équipages conviés sont triés sur le volet. Dans cette logique de prestige, les chaperons des oiseaux, les jets, les gants, les sonnettes sont de véritables oeuvres d'art réalisés par les meilleurs artisans. C'est donc toute une économie qui entoure cet art de la chasse.
Les équipages de chasse sont souvent spécialisés, ainsi les oiseaux sont créancés sur des gibiers bien précis, ce qui oblige les seigneurs à entretenir un nombre important d'oiseaux différents.
Chaque chasse a donc ses usages et à chaque journée on employait des oiseaux différents:

* Pour le héron, trois faucons gerfaut, de préférence des hommes à pied et un chien.
* Pour le vol de rivière (canard etc.) pèlerin et sacre lui sont créancés
* La corneille au pèlerin pour son vol rapide est sûr
* Le connin (lapin) par autours et faucon de grande taille
* La grive par trois émerillons,
* ...

Avoir l'équipage qui suit en toute chasse est un privilège que seules les grandes cours peuvent entretenir. Leur savoir-faire fait l'objet des attentions de tous les participants et une réputation permet de se situer dans les rangs sociaux de l’époque au point que les petits lignages seront appelés Hobereaux du nom de ce faucon plus petit que le pèlerin mais de grand courage et très agressif en chasse.
Faire cadeau d'un oiseau est un signe soit de grand respect soit de grande allégeance et renforce ou crée des liens sociaux.

C’est pour toutes ces raisons que la fauconnerie reste gravée comme une tradition ancrée dans le paysage de la vie sociale et intellectuelle de notre passé.


Document de l'Université.
Etudiante : Lealisa
Maître : Guillaume_de_Jeneffe


Dernière édition par russo le Sam 27 Fév 2010 - 21:36, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [Noblesse] La Fauconnerie   Sam 13 Mar 2010 - 22:11

De La Fauconnerie
Par Pao, Grande Bibliothèque Ducale du Chateau de Lyon

Chapitre I Les Faucons :

Les Familles :

Les faucons (le genre Falco) sont des rapaces de jour de la famille des falconidae
Ils forment le genre Falco. On les retrouve sur pratiquement toute la planète, à l'exception des régions polaires. Ils occupent tous les milieux, depuis les toundras jusqu'aux déserts et aux forêts tropicales.


*La famille des falconidés (ou Falconidae) comprend les faucons et espèces apparentées (caracaras, macagua, carnifex, fauconnets, crécerelles), oiseaux de proie de taille petite à moyenne (de 14 à 65 cm).

Les falconidés sont divisés en 2 sous-familles :

les polyborinés : caracararas, macagua et carnifex,Les falconinés : faucons, crécerelles et fauconnets


Le genre Falco comprend de nombreuses espèces répertoriées :

Falco cherrug Faucon sacré.
Falco columbarius Faucon émerillon.
Falco eleonorae Faucon d'Éléonore.
Falco hypoleucos Faucon gris.
Falco longipennis Petit Faucon.
Falco mexicanus Faucon des prairies.
Falco naumanni Faucon crécerellette.
Falco peregrinus Faucon pèlerin.
Falco rupicoloides Crécerelle aux yeux blancs.
Falco rusticolus Faucon gerfaut.
Falco severus Faucon aldrovandin.
Falco subniger Faucon noir.
Falco tinnunculus Faucon crécerelle.
Falco vespertinus Faucon kobez.
Falco zoniventris Faucon à ventre rayé.


Description :


Le faucon sacre (Falco cherrug) est un grand faucon dont l'aire de répartition s'étend de l'Europe orientale à l'Italie, et dans les pays musulmans (sarrasins).
C'est une espèce traditionnellement utilisée en fauconnerie, dans les pays musulmans.


Le faucon émerillon (Falco columbarius) est un petit rapace compact et actif des milieux ouverts. Il traque ses proies en volant à faible hauteur. Il reste longtemps à l'affut posé sur un perchoir bas ou une motte de terre.Il fait son nid dans un arbre, un buisson ou dans un trou creusé dans le sol. Il peut aussi utiliser un nid de corbeau ou de corneille, un trou d'arbre ou une cavité de falaise.
Il hiverne dans les marais, les estuaires et le long du littoral, et ce nourrit de petits mammifères et d'insectes.


Le Faucon crécerellette (Falco naumanni) est un petit faucon très semblable au faucon crécerelle mais en plus svelte.
Il mange de gros insectes pris en vol ou au sol.
Comme tous les faucons, le faucon crécerellette ne construit pas de nid. Il utilise pour nicher des anfractuosités existantes dans les falaises, des cavités de bâtiments ou d'anciennes bergeries.
Le faucon crécerellette pratique le « vol battu », le « vol plané », et le « vol Saint-Esprit ». Ce n'est pas vraiment un vol stationnaire, car il reste sur place en volant face au vent avec la queue déployée. En action de chasse son vol est caratéristique : on parle de vol en « Saint-Esprit ». Ce mode de chasse la distingue des autres oiseaux « prédateurs ».


Le faucon pèlerin, ou Falco peregrinus, est un rapace de taille moyenne, réputé pour être l’oiseau le plus rapide. Ses proies sont surtout composées d'oiseaux, mais certaines populations peuvent également s'attaquer à de petits animaux terrestres. Il niche essentiellement sur des falaises et, de façon plus rare, sur des arbres ou des bâtiments élevés.
Chez la sous-espèce nominale Falco peregrinus peregrinus, le dos est gris foncé, le ventre est crème avec des dessins noirs. Les joues sont blanches, avec une sorte de tache noire en forme de moustache. Les pattes sont jaunes, le bec est noir-bleuté, court et recourbé dès la base et les yeux sont noirs. Les juvéniles sont bruns avant de prendre la couleur des adultes.

Il a souvent été domestiqué dans le cadre de la fauconnerie.

Le faucon crécerelle (Falco tinnunculus) est un oiseau de proie de la famille des Falconidés. C'est l’un des rapaces les plus communs de France avec la buse.Sa taille est de 32 à 36 cm de long, son envergure est de 65 à 80 cm, son poids est de 190 à 240 g pour le mâle et de 220 à 300 g pour la femelle.
La femelle a une queue rousse. La partie terminale de cette queue est noire. Le mâle a la tête et la queue gris ardoise. Sa partie terminale est également noire.
Le faucon crécerelle pratique le « vol battu », le « vol plané », et le « vol Saint-Esprit ».

Le Faucon kobez (Falco vespertinus) est un oiseau de proie de la famille des faucons (Falconidae).
Le kobez est un faucon de petite taille mais doté de longues ailes. Le mâle adulte est entièrement bleu-gris à l'exception du dessous de la queue et les pattes qui sont rouges. La femelle est grise sur le dos et les ailes, orange sur la tête et les parties ventrales, sa face est blanche avec une bande noire sur les yeux et des moustaches.

Les jeunes sont de couleur brune sur le dessus et roussâtre sur le dessous avec des marques sombre et une face reprenant des motifs identiques à ceux de la femelle. Le faucon kobez mesure de 28 à 34 cm avec une envergure de 65 à 75 cm.
Sa méthode de chasse typique ressemble à celle du faucon crécerelle, il se stabilise en vol, scrutant le sol, puis par petites étapes plonge vers sa proie. Il se nourrit essentiellement de gros insectes mais également de petits mammifères et oiseaux.


Beaucoup d'autres espèces existe, mais chercheurs et fauconniers ne sont pas encore parvenus à les caractériser!

Citation :

Chapitre II Leur Profil :

Les faucons de tout genres.


Les reconnaîtres:

Pour identifier un oiseau, les fauconniers se fondent sur la couleur des plumes, sur la taille, la longueur relative de la queue et des ailes et sur les manières de voler, mais aussi la manière dont l'oiseau tue le gibier et revient vers le fauconnier.
Des différences de forme permettent toutefois de distinguer les faucons des éperviers et des autours.




Tous les faucons sont des oiseaux de haut-vol car s'élevant en altitude avant de fondre sur leur proie. Leurs ailes présentent une forme propre à frapper l'air avec force et fréquence ; elles ne sont pas échancrées et se terminent en pointe adoucie. Quand les oiseaux sont au repos, les ailes fermées des faucons atteignent plus ou moins le bout de la queue sauf celles du gerfaut qui s'arrêtent au milieu de la queue. L'oeil est noir et le bec possède une dentelure caractéristique dont l'oiseau se sert pour tuer sa proie.



Un traité énumère un certain nombre de faucons utilisés pour la chasse au vol. En premier lieu vient le gerfaut (que les scientifiques appellent Falco rusticolus), que l'on distingue par son plumage plus clair. C'est le plus grand et aussi le plus prestigieux car il provient des terres de Scandinavie. Tout aussi prisé est le faucon sacre (Falco cherrug), d'origine asiatique.



Le rapace le plus utilisé à notre époque est le faucon pèlerin (Falco peregrinus) que l'on dit "gentil" c'est-à-dire noble. On compte encore le faucon lanier (Falco biarmicus) très répandu dans dans le Royaume.
Deux autres faucons de petite taille sont également évoqués : le faucon émerillon (Falco columbarius), et le faucon crécerelle (Falco tinnunculus).



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MessageSujet: Re: [Noblesse] La Fauconnerie   Sam 13 Mar 2010 - 22:22

De La Fauconnerie
Par Pao, Grande Bibliothèque Ducale du Chateau de Lyon

Chapitre III Le dressage et la chasse :



La fauconnerie ou chasse au vol : est l'art de capturer une proie sauvage dans son milieu naturel au moyen d'un oiseau de proie dressé à cet effet. On peut penser qu'il s'agit là de l'un des tout premiers modes de chasse.

Ces origines :


La fauconnerie semble trouver son origine sur les contrées lointaines orientales. Les Kirghizes, nomades et chasseurs, pourraient avoir été jadis les premiers fauconniers. La documentation la plus ancienne que nous possédons dans nos archives sur la fauconnerie date de... . Le monde antique grec et latin a connaissance de cet art sans le pratiquer.
Une plaque de ceinturon gallo-romain évoque la chasse au vol, mais cela se résume à ça.


Arrivée dans notre Royaume :


La technique s'affine peu à peu, grâce en particulier à l'usage du leurre et du chaperon rapportés d'Orient par les croisés en 1247. Puis apparaît le plus riche et le plus célèbre traité de fauconnerie d'Occident, De arte venandi cum avibus de l'Empereur Frédéric II de Hohenstauffen. Les Roy de France ont toujours eu des équipages de vol et la plupart d'entre eux ont effectivement pratiqué sur le terrain. Les renseignements les plus précis ne remontent qu'au XIIIe siècle. A cette époque, et jusqu'au début du XVe siècle, le responsable des équipages royaux portait le titre de fauconnier maître; sous Charles VI, on sépara les services de la vénerie et de la fauconnerie en créant, en 1406, la charge de grand fauconnier de France.

Dressage




La reproduction des faucons en captivité n'existant pas dans notre Royaume, il faut les prendre au nid (ou aire) : c'est le "désairage", procédé qui requiert de repérer les nids et d'attendre l'éclosion des oeufs pour prendre les poussins juste avant leur premier envol. Lorsqu'il s'agit de faucons pèlerins nichant dans les falaises, le fauconnier doit s'aventurer dans des zones rocheuses et se laisser descendre en rappel à l'aide de cordes. On peut également capturer des faucons adultes à l'aide de filets, de lacets ou d'autres pièges. Il faut faire preuve de beaucoup d'adresse lorsque l'oiseau vient se percher la nuit, dans un arbre ou sur des rochers.



Les fauconniers préfèrent capturer de jeunes oiseaux, étant plus faciles à dresser que les adultes. Une fois pris, les oiseaux sont mis dans un bâtiment, sorte de tour appelée encore "mue" ou "fauconnerie". Dans cette bâtisse construite à l'écart, a été aménagée une aire artificielle dans une chambre ouverte de trois côtés, pourvue de bassins d'eau et de perchoirs. C'est là que les jeunes faucons désairés, en état de voler, vont et viennent, apprennent le contact direct avec l'homme.



Avant de débuter le dressage proprement dit, l'oiseau doit être pourvu de son "armement" : des jets, fixés aux pattes, qui permettront au fauconnier de mieux tenir l'oiseau sur son poing. Avec "l'affaitage", une relation particulière s'instaure entre le rapace et son maître. Tout en respectant le mode de vie de l'oiseau, le fauconnier lui fait abandonner son agressivité sauvage et renforce son courage pour l'inciter à chasser des gibiers plus grands qu'il ne le ferait en liberté.



Tous les traités de chasse insistent sur l'affaitage qui requiert de la part du fauconnier amour des oiseaux et attention continue. Car celui-ci va partager nécessairement une grande partie des fatigues auxquelles il soumet l'oiseau, le portant continuellement jour et nuit, sans lui permettre un seul instant de repos. Il s'agit de vaincre la résistance de l'oiseau : de "l'abaisser". La méthode peut paraître "dure" : c'est par épuisement, en jouant sur la faim et la fatigue, que le fauconnier tente d'obtenir un début de soumission.



Pour aider l'apprivoisement, le calmer, l'habituer plus rapidement à la présence de l'homme et à lui faire accepter sa compagnie, l'oiseau est "cillé". Le procédé consiste à faire passer un fil au travers des paupières inférieures et le nouer au-dessus de la tête, afin de les maintenir levées, privant ainsi le faucon de la vue.
Desserré peu à peu, le fil ouvre progressivement à la pleine lumière : le faucon est alors "décillé". Un autre procédé, le chaperon, est mentionné par Frédéric II dans son traité. Dès que l'oiseau se laisse couvrir et découvrir la tête du chaperon, le dressage pour la chasse peut commencer



Il arrive qu'il soit nécessaire "d'éclisser" le faucon pour le "mettre en amitié" : le fauconnier s'emplit la bouche d'eau qu'il pulvérise sur la poitrine (que l'on appelle "buffet" en fauconnerie) de l'oiseau afin de le calmer lorsqu'il s'agite ou se défend trop. Dans les premiers temps du dressage, le fauconnier doit manipuler l'oiseau avec précaution et douceur, celui-ci s'effarouchant vite.



Dès que le faucon donne des signes de docilité, le fauconnier l'incite à "sauter le poing" pour y chercher une "beccade", de petits morceaux de viande. Frédéric II ne fait qu'appliquer avant la lettre, le principe du conditionnement décrit par Pavlov, en "stimulant" l'oiseau.



Une première étape de l'affaitage est achevée quand l'oiseau s'est habitué à son dresseur : prenant le "pât" c'est-à-dire sa nourriture tranquillement à la main du fauconnier. Le faucon est alors prêt pour "être introduit" c'est-à-dire pour l'habituer à vivre au contact des hommes et des bêtes dans des lieux les plus divers.



Le fauconnier commence par des exercices simulant la chasse proprement dite. L'oiseau apprend à revenir sans hésiter à son rappel, un cri particulier lancé par le fauconnier qui déclenchera le réflexe du retour immédiat du faucon au maître. L'entraînement se poursuit sur un "gibier d'escap" : c'est une proie vivante (pigeon, grue...) aux mouvements handicapés pour que le rapace s'enhardisse à la saisir et apprenne à faire prise dans toutes les positions. Le fauconnier choisit généralement le type d'oiseau à chasser plus tard : le faucon est ainsi spécialisé - "créancé" - dans le vol d'un gibier déterminé.



L'affaitage s'achève en habituant l'oiseau à la compagnie des chevaux et des chiens. Au Moyen Âge, les chiens sont utilisés en fauconnerie pour repérer et lever le gibier, pour aussi porter secours au faucon et l'aider à immobiliser sa proie lorsque celle-ci est importante. Une fois le faucon "assuré", c'est-à-dire volant librement et revenant sans hésitation au rappel du fauconnier, vient alors le premier vol "pour bon", moment toujours critique et déterminant dans l'attente du retour du faucon.


Les oiseaux ne sont pas laissés en liberté dans la fauconnerie mais installés sur des perchoirs ou "perches" en bois auxquels ils sont attachés. Il en existe de plusieurs types : des perches hautes et basses.



C'est un autre type de perchoir : bloc de pierre ou de bois, surmonté d'un plateau rond revêtu de cuir ou de feutre car les faucons ont besoin pour se reposer d'étendre leurs doigts appelés "mains" en fauconnerie. Il est complété d'un pieu à anneau pour attacher la longe.



Le bloc peut être déplacé à l'extérieur du bâtiment de la fauconnerie, dans la cour pour faire prendre le soleil à l'oiseau.



Une fois par an, les faucons renouvellent leur plumage. La "mue" a lieu au printemps et en été. Pendant cette période, l'oiseau ne peut pas voler, il est mis "en mue", dans une pièce réservée à cet effet : là, le fauconnier veille attentivement sur l'oiseau, sur sa nourriture, sur la repousse des plumes. C'est effectivement un moment délicat : toute plume froissée, cassée ou mal venue aura des incidences fâcheuses sur le vol de l'oiseau. Un plumage parfait est une des conditions essentielles pour une bonne chasse.



Être fauconnier exige des qualités physiques et morales variées. Certaines sont communes à tout chasseur : posséder une bonne santé, être adroit, avoir des sens parfaitement exercés. D'autres sont particulières au fauconnier : sobriété, patience, bonne odeur (hygiène) et bonne mémoire. Dans son traité, Frédéric II en brosse même le profil physique : de taille moyenne, la vue perçante, l'ouïe aiguisée et habillé de façon neutre. Le fauconnier fait ainsi figure d'homme accompli.



Avoir de la voix se révèle souvent nécessaire pour se faire entendre des oiseaux. Entraîné au loin, l'oiseau peut être perdu de vue et il s'agit alors de le retrouver. Par ailleurs, il n'est pas rare que le faucon "aille au change" c'est-à-dire qu'il soit distrait du gibier par une autre proie plus facile. Il faut agir très vite. La chasse au vol se confondant souvent avec la chasse en rivière, savoir nager est obligatoire pour rechercher les faucons égarés.



Savoir porter l'oiseau n'est pas indifférent. Dans le monde aristocratique médiéval, la manière de porter son oiseau dénote la bonne (ou mauvaise) "éducation" des individus. Si Frédéric II estime qu'il faut pouvoir porter les faucons de la main droite comme de la main gauche, il semble cependant, qu'en Occident, la règle ait été de porter à gauche, libérant ainsi la droite pour nourrir l'oiseau, le redresser si besoin, et tout simplement monter à cheval.



La longe est la seconde pièce essentielle de l'équipement du faucon. Nouée aux anneaux des jets, elle est solidement liée à la perche ou au bloc où l'oiseau est posé.
S'ajoutent les sonnettes, petits grelots attachés aux tarses de l'oiseau par une lanière de cuir. Par leur son, le fauconnier peut suivre plus facilement les allées et venues de son oiseau et le localiser lors des parties de chasse.



Le chaperon, c'est une petite coiffe en cuir souple qui couvre la tête du faucon pour le calmer durant l'affaitage, pour contrôler l'agressivité de l'oiseau lors des déplacements, pour également le préparer à la chasse. Le chaperon sur la tête, le faucon est plongé dans l'obscurité et demeure tranquille ; la coiffe enlevée, l'oiseau voit immédiatement la proie et vole mieux.



Le gant protège la main et l'avant-bras gauche du fauconnier qui, de l'autre, tient le "tiroir", une aile ou une patte d'oiseau peu charnue où le faucon peut mordiller, le faisant ainsi tenir tranquille lors des transports ou des manipulations.



L'équipement du fauconnier se complète d'un sac appelé encore "gibecière" ou "fauconnière", pendu à sa ceinture, lui permettant d'emporter les morceaux de viande dont il récompensera l'oiseau. Assez large, elle doit être maniable d'une seule main.



Pour être aisément transporté, le faucon est enserré dans le "maillolet", sac de lin maintenant les ailes et les pieds et ne laissant passer que la tête et l'extrémité de la queue.



Chaque jour, on "jardine" les oiseaux : on les fait sortir dans la cour de la fauconnerie pour qu'ils s'ensoleillent en attendant leur nourriture. Et rien de tel qu'un bain pour lutter contre "les effrois et les débas du faucon", contre également les parasites (teignes, poux, vers) et les maladies (notamment le mal du "podagre" qui affecte les pieds de l'oiseau).



Les faucons nécessitent un régime alimentaire adapté pour être maintenus dans une condition de chasse adéquate : des volailles, notamment du poulet, plutôt que de la viande rouge, des oeufs, du lait, du fromage le cas échéant. Le régime varie dans l'année et selon les activités. Ainsi le faucon est-il davantage nourri en temps de mue, de même qu'en hiver. En revanche la veille de parties de chasse, l'oiseau doit être "abaissé" : sa ration est réduite, il est mis à jeûner.



Oiseaux de rivière pour les plus grands des faucons (gerfaut, lanier, sacre, pèlerin), oiseaux des champs pour les plus petits des rapaces tel l'émerillon.
Les grands échassiers tels que les grues et les hérons et les palmipèdes tels les oies et canards constituent le gibier principal. Ces chasses sont très réputées mais ne sont pas sans quelque risque pour le faucon, compte tenu de la taille de ces gibiers. A ce tableau il faut ajouter la perdrix, le faisan, la caille ou encore le lièvre.

Bas vol :

On nomme ainsi le vol du poing: l'oiseau est légèrement retenu sur le poing du fauconnier: au départ du gibier, l'oiseau s'élance à la poursuite de sa proie: On utilise pour cela différentes catégories d'aigles, d'autours des palombes, d'éperviers, ainsi que des oiseaux d'origine diverses comme la buse de Harris ou la buse à queue rousse.
Ces oiseaux ont en principe des ailes courtes et arrondies, et une queue importante leur permettant de brusques changements de direction. Les proies d'un oiseau de bas vol sont multiples, à plumes et à poil : du chevreuil pour l'aigle royal au passereau pour l'épervier.

Haut vol :

On nomme ainsi le vol d'un oiseau déjà en vol lors du départ du gibier. L'oiseau est ainsi habitué à monter à la verticale de son fauconnier et de son chien à l'arrêt. Il fond à très grande vitesse sur sa proie dès qu'elle décolle. On utilise pour ce vol différentes espèces de faucons (pèlerins, sacrés, gerfauts, lanier, etc.).
Les proies d'un oiseau de haut vol sont des proies en vol : en effet, la très grande vitesse de l'attaque et de l'impact rendent extrêmement dangereux la proximité du sol ou d'un obstacle quelconque.

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MessageSujet: Re: [Noblesse] La Fauconnerie   Sam 13 Mar 2010 - 22:38

De La Fauconnerie
Par Pao, Grande Bibliothèque Ducale du Chateau de Lyon

Chapitre IV Démonstration de Chasse, Régles et Lexique :

1) Démonstration


Voici une petite démonstration de fauconnerie pour vous montrez ce que cela peux donner! Exclamation

Pao a écrit:
Les joutes étaient terminées dans la vallée du Lyonnais et le banquet allait cloturer cet bel hommage à nos soldats.... Les tentes et drapeaux faisait de Lyon une ville en festivité, ce qui la rendait très belle.
Le soleil était bas dans le ciel, et le vent ne se levait que faiblement, caressant les prés et les champs, et soulevant la paille et la terre délaissé sur les chemins....
Les conditions étaient donc idéale pour un vol en extérieur...

La foule c'était regroupé sur la colline surplombant le petit bois non loin de la grande ville.
Le jeune fauconnier, allait sortir son faucon pèlerin, sachant que la proie lâchée allait être de petite taille!
Il enfila ces gants, et prit le faucon pèlerin femelle de son perchoir, il lui attacha délicatement les jets aux pâtes, et prit la laisse.
Il avait prit soin de prendre avec lui une bourse de friandises une gourde et des morceau de mulots.

Pao avança calmement vers la colline, et rassura le faucon, agité et méfiant à cause de la foule présente.
Il c'était vêtu simplement, ne portant rien qui pourrait perturber l'oiseau.
Un pantalon assez court brun soutenue par une ceinture en cuire, une chemise beige déboutonnée et marquée de plusieurs coutures recouvert par une gambison de cuire clouté et ces bottes en cuire noire...
Il ne lui retira pas encore le chaperon qui lui couvrait les yeux, mais l'oiseau, d'un geste brusque de la tête chercha la foule mouvementée et déploya violemment ces ailes!
Le jeune homme resserra alors les jets sur les serres du volatile pour que l'oiseau se calme, puis de sa main gantée il le caressa légèrement ; Effleurant les jolie plumes blanches et brunes....



Il prit ensuite place face au petit bois en contre bas, la foule curieuse et intriguée cessa de crier, et le calme s'installa rapidement parmi les gens, les yeux fixés sur l'oiseau....
Pao regarda son chien à l'arrêt posté également prés de lui... Celui-ci attendait l'ordre de son maître pour chercher le gibier....

Pao fit signe à un valet se trouvant en contre bas de se préparer à lâcher la proie de la cage.... Il s'agissait d'une caille des blés, une des proies du faucon pèlerin!



Le Fauconnier enleva les jets du faucon, mes le teint avec ces doigts, l'oiseau comprit alors le rôle qu'il allait devoir jouer....
Il alors retira le chaperon de l'animal, et leva son poing bien haut au dessus de sa tête.
Le faucon déploya ces ailles et s'éleva à la verticale dans un battement d'ailes majestueux, et prit légèrement de l'altitude...
Le faucon resta en vol stationnaire, à l'aide de ces grandes ailes, il resta au dessus de son maître qui ne le quittait pas des yeux...

Le valet exécuta... Et dans la précipitation, la caille affolée s'enfuit en vol droit et dans un bruissement d'ailes, s'engagea dans le petit bois à travers les fourrets...
Le faucon ne tarda pas à repérer le gibier de ces yeux perçants qui voletait rapidement autour des troncs.
Le fauconnier cria alors un petit son rapide et aiguë, c'était le signal!




Le faucon pèlerin garda son altitude mais vint se positionner non loin au dessus de la caille, et d'un coup plia ces ailles et descendit en chute libre en direction de la proie...
L'oiseau descendit à grande vitesse, et pour éviter que son cerveau éclate, des petites fibres vinrent boucher les narines de l'oiseau... Il ne quittait plus sa cible.... La caille aperçut le faucon et commença alors à changer de direction....

Pao du haut de la colline suivait avec beaucoup d'attention et d'excitation la scène qui se déroulait très rapidement...Il bougeait le pieds remuant la terre.... un peu inquiet.... Le chien était à l'affût et attendait avec impatience que son maître lui autorise de partir...

Le faucon, violemment frappa la caille de plus petite taille, avec son bec, ce qui eut pour effet de la projeter brusquement au sol, immobile...
L'impact fut très violent, mais le faucon repartit, après avoir vérifié l'état de sa proie, puis elle retourna vers son fauconnier qui l'appela!!!!

Pao était fier de son faucon, mais il savait que cet exercice avec ce genre de proie comprenait que très rarement d'échec, mais plus la chance de réussite diminuait, plus son faucon était lui aussi en danger, et ce n'était pas son but, aujourd'hui!!

Le jeune Seigneur, ordonna en regardant son chien...


Allez Ramses!!! VAS, me la chercher!!!! Rapporte là!!!!!

Le chien heureux détalla la pente à toute allure, la gueule ouverte laissant dépasser la langue, il se rendit sur les lieux de la scène de chasse....
Tandis que Pao, récupéra son beau faucon....
L'oiseau montrait dans son regard une certaine fierté de son triomphe!! Le jeune homme remercia son volatile de friandises après l'avoir démunit de ces serres, et cachetés les yeux....

Après quelques minutes de recherche, le chien n'eut toujours pas trouvés la caille!!! Le valet se rendit alors vers le chien pour le rattraper, mais soudain celui ci aboya... Et sortit du fourré tout fou, avec dans la gueule le fameux gibier!!!!




Pao sourit, heureux, le faucon au poing!!!!
L'oiseau, les ailes fermées, et les plumes ébouriffées se reposa de ce cour vol....
Il rapporta son poing contre lui, et l'oiseau fut rassuré par la présence de son maître!
La foule commença à commenter cette petite scène de chasse.... Le jeune Seigneur s'avança et annonça le sourire aux lévres!!!!


Mesdames et Messieurs, J'espère que ce petit spectacle vous aura bien diverti, et montré ce qu'est la chasse avec un faucon, qui malheureusement n'est que très peu répandu dans notre Royaume.
Pour vous résumer rapidement ce vol, j'ai utilisé avec moi un Faucon pèlerin, oiseau le plus souvent utilisé pour les chasses de ce genre... Et facilement adoptable!
Et avec moi un chien permettant de me rapporter le gibier!
Le faucon à effectué un Haut vol, on nomme ainsi le vol d'un oiseau déjà en vol lors du départ du gibier.
Ceci demande bien sûr de longue heures d'entraînement, et une bonne entente entre les animaux et leur maître.

Je vous remercie de votre attention...

Et bonne fin de journée....
Question

Tiré de l'hommage aux soldats d'Anjou et de Bretagne! http://forum.lesroyaumes.com/viewtopic.php?t=241891&start=0

2) Régles :


Les tournois et chasses de fauconnerie ne peuvent être organisées que part des gens de sang Noble, sur des domaines privés et toutes chasses doivent être encadrées par des fauconniers ou des personnes ayant reçue une instruction de cet Art !
Tout ceci demande à être minutieusement respecté pour la préservation de cet annimal sous peines de représailles !


Citation :
Caractéristiques et expériences

Charisme = façon de donner les ordres
Intelligence = choix du faucon
Charisme = choix du chien.

On tire au sort les animaux qui ont quatre niveaux.

L'expérience donne le bonus suivant :
- première chasse = bonus 0
- entre 1 et 5 chasses = bonus 1
- entre 6 et 10 chasses = bonus 2
- plus de 11 chasses = bonus 3

L'expérience s'ajoute aux bonus de chaque caractéristique.


Citation: Résolution des duels:
Choix du faucon : chaque joueur choisit un faucon grâce à son intelligence.
- entre 0 et 50 = bonus 0
- entre 51 et 100 = bonus 1
- entre 101 et 200 = bonus 2
- supérieur à 201 = bonus 3

bonus d’intelligence + D12 donne :
- entre 0 et 6 = niveau 0
- 7 à 9 = niveau 1
- 10 à 12 = niveau 2
- 13 à 15 = niveau 3 :

Niveau du faucon bonus de charisme (ordres) + D12
- résultat inférieur ou égal à 8 : le vol n'est pas concluant, le faucon est effarouché et mal maitrisé par son dresseur. Il ne repère pas la proie => FIN
- résultat supérieur à 8 : le vol est correct. La symbiose entre le dresseur et son rapace est parfaite. La proie est repérée, il vol en piqué sur elle et la met au sol => intervention du chien.

Choix du chien : chaque joueur choisit un chien grâce à son charisme :
- entre 0 et 50 = bonus 0
- entre 51 et 100 = bonus 1
- entre 101 et 200 = bonus 2
- supérieur à 201 = bonus 3

bonus du charisme + D12 donne :
- entre 0 et 6 = niveau 0
- 7 à 9 = niveau 1
- 10 à 12 = niveau 2
- 13 à 15 = niveau 3

Niveau du chien bonus de charisme (ordres) + D12
- résultat inférieur ou égal à 8: le chien ne trouve pas la proie => FIN
- résultat supérieur à 8 : le chien achève la proie et la rapporte au fauconnier => réussite.

3) Lexique:

Un peu de vocabulaire !

Abaisser, essimer : rationner les oiseaux afin de les rendre plus dociles pour qu'il soit possible de les affaiter.

Abattre : immobiliser un oiseau afin de l'observer, de le soigner ou de lui poser ses compromis et ses jets.

Abécher : mettre en appétit un oiseau avec une petite beccade afin d'avoir du répondant lorsqu'il doit voler.

Acharner, armer le leurre : garnir le leurre de viande.

Affaiter : dresser un oiseau de chasse.

Affriander : assagir l'oiseau en lui donnant un pât de qualité (viande fraîche ou vive).

Aiglures/Haglures : taches transversales rousses ou claires des plumes de l'oiseau.

Aiguille : désigne une maladie assez fréquente chez les faucons manifestée par des vers parasitant les chaires.

Aiguille à enter : aiguille à double pointe de quatre à cinq centimètres de long permettant de réparer les plumes (pennes) cassées en l'introduisant simultanément dans les deux parties de la plume. Cette opération est très délicate.

Ailerons : petites pennes de l'extrémité de l'aile.

Air (prendre l'air) : oiseau qui s'élève beaucoup pendant son envol.

Aire : nid des rapaces.

Albréné : oiseau dont le pennage est jeune, gâté ou en désordre.

Alphanet : nom de la variété tunisienne du faucon Lanier.

Amont : tenir en amont ou soutenir, se dit de l'oiseau qui se soutient en l'air à contre vent et qui vole en cercle au dessus de son maître ou du gibier remisé.

Antanaire / anténaire : se dit d'un oiseau dont la mue n'a pas eu lieu ou est capturé entre le 1er janvier et sa mue.

Apoltronir : émousser les ongles des pouces d'un oiseau.

Apprivoiser : habituer l'oiseau au poing.

Armer : mettre les compromis, les jets et les sonnettes.

Assurer : oiseau dont le rappel sans filière est sûr.

Attombisseur / tombisseur : termes propre à la technique de la chasse au héron :2ème oiseau qui harcèle le héron.
Le hausse pied étant le 1er à attaquer et le faisant monter, le 3ème oiseau étant le teneur.

Autourserie : relatif à l'affaitage des autours et d'une manière générale des oiseaux de bas vol ( buses, aigle, épervier ).

Autoursier : qui chasse avec un autour ou qui pratique le bas vol.

Avillon : ongle du serre postérieur de l'oiseau.

Balai : plumes constituant la queue d' un oiseau de vol.

Beccade : petite quantité de nourriture donnée à l'oiseau.

Bloc : perchoir artificiel au sol.

Branchier : jeune rapace sur le point de s'envoler et qui reste branché près de l'aire.

Bréchet : cartilage central du ventre de l'oiseau (sternum).

Buffeter : se dit du rapace ( typicité du Pélerin ) qui percute sa proie avec le bréchet pour la destabiliser.

Cerceaux : pennes des ailes précédent la plus longue.

Chaperon : sorte de haume en cuir destiné à cacher la vue de certains rapaces et les garder calmes.

Chaperonner : mettre le chaperon.

Cire : non de la membrane jaune qui forme la couronne du bec.

Coins : pennes extérieures de la queue ou côtés de la queue de l'oiseau.

Compromis : pièces de cuir assez large fixées aux tarses de l'oiseau, sur lesquels viennent les jets.

Couronne : cercle formé par la cire autour du bec.

Courtoisie (faire) : laisser l'oiseau manger sur la proie qu'il vient de prendre.

Désérage : qui consiste à enlever un jeune oiseau de son air (nid des rapaces).
Pratique autorisée en France pour l'autour et l'épervier.

Doigts : terme de fauconnerie désignant les serres de l'oiseau.

Duire : synonyme d'affaiter.

Ecumer : se dit de l'oiseau qui frôle le gant sans s'y poser pour y saisir la viande.

Escape : gibier servant à l'affaitage de l'oiseau.

Esparverie : relatif à l'affaitage des éperviers (uniquement).

Filière : cordelette servant à attacher l'oiseau durant l'entrainement avant le vol libre.

Fauconnier : personne pratiquant l'art de la chasse de haut vol (fauconnerie).
De manière plus générale personne qui pratique le dressage des rapaces.

Fauconnerie : chasse avec des faucons. Chasse de haut vol.

Fauconnière : gibecière du fauconnier. Femme pratiquant la fauconnerie.

Forme : rapace femelle.

Gorge : quantité de nourriture donnée à l'oiseau (pleine ou demi-gorge).

Haggard : rapace adulte sauvage.

Jardinner : faire prendre l'air à l'oiseau, sur son bloc, dans l'herbe.

Jets : liens de cuirs fixés aux émeris permettant de tenir l'oiseau au poing sans qu'il ne s'échappe.

Lier : se dit de l'oiseau qui saisi sa proie.

Longe : lanière fixée aux jets par un touret permettant d'attacher l'oiseau à son bloc ou sa perche.

Mue : renouvellement annuelle des plumes de l'oiseau.

Niais : jeune oiseau au nid.

Pât : nourriture donnée à l'oiseau par le fauconnier.

Réclame : action du fauconnier conduisant l'oiseau à revenir au gant.

Sonnette : grelots fixés aux tarses de l'oiseau et permettant de le situer.

Tiercelet : rapace mâle.

Touret : systéme permettant aux jets de ne pas vriller (idem émérillon de pêche).

Ouvrage réalisé par Pao.
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